Actualités sur le gaz et de l'huile de schiste : prospection, exploitation, extraction par fracturation hydraulique...

Le gaz de schiste revient au centre des débats en France

Gaz de schiste  France

Depuis plusieurs semaines maintenant, le sujet du gaz de schiste se réinvite sur la table des discussions en France. Politiques et économistes de tout bord échangent leur point de vue tranché sur la question. Un débat qui mérite bel et bien d'être ouvert à nouveau.    

Entre l'arrivée des premières livraisons du gaz de schiste américain pour Juin, les positions très tranchées de la Ministre de l'Ecologie et celles de Luc Châtel, le gaz de schiste revient un sujet brûlant dans le pays. Et pour cause car il y a de quoi débattre entre les "anti" et les "pro" : les premiers n'y voient que des risques sur l'environnement et les autres une formidable occasion de bénéficier de nouvelles ressources énergétiques et économiques.

Tout est parti ou plutôt reparti lorsque les Etats-Unis ont initié leurs premières expéditions de leur excédent en GNL vers l'Europe. La Norvège puis le Portugal ont ainsi reçu des méthaniers en provenance des côtes US avec à leur bord de l'éthane, le fameux gaz de schiste extrait des profondeurs. Même si une partie seulement du GNL envoyé contenait bel et bien du gaz de schiste, il n'en a fallu pas plus pour mettre le feu au poudre en France. Ségolène Royal, Ministre de l'Ecologie, s'en est ainsi violemment prise indirectement à Total et Engie. Car les deux puissants groupes énergétiques ont conclu des accords d'achat de GNL US sur le long terme, les premières livraisons étant attendues pour ce mois de Juin. Mais la Ministre ne veut pas du gaz américain, car cela signifierait que la France consommerait alors du gaz de schiste. Pour rappel, la France a interdit en 2011 la fracturation hydraulique, interdisant de facto l'exploitation du gaz de schiste. Ségolène Royal voit ainsi d'un très mauvais œil la prochaine venue du gaz de schiste américain. Elle a même déclaré qu'elle cherchait des recours juridiques européens voire internationaux lui permettant d'interdire l'importation du fameux éthane américain. Une tentative qui s'avère d'ores et déjà vaine puisque la France pourrait alors se voir affliger de lourdes amendes de la part de l'OMC pour entrave à la liberté de commerce. Mais force est de constater que le sujet irrite au plus haut point la ministre.

A l'autre bout de l'échiquier politique, côté Les Républicains, Luc Châtel défend une position totalement opposée. En Février déjà, le président du Conseil National des Républicains avait déclaré que son parti devait être "le parti du gaz de schiste" . Une "conviction intime" qu'il a une nouvelle fois affirmée mais sous un nouvel angle en avril. Pour l'homme politique, l'erreur est d'interdire pour interdire, interdire la recherche sur des solutions alternatives au fracking. Une erreur stratégique pour la France même qui s'interdit tout progrès : "J'ai dit que le parti des Républicains devait être le parti du progrès. C'est-à-dire systématiquement ne pas refuser la recherche, l'innovation. C'est la réponse sur le gaz de schiste" et d'ajouter : "Interdire systématiquement la recherche c'est absurde."

Reste qu'avec la prochaine mise en circulation du GNL américain dans le réseau du pays, le débat sur la consommation et même sur la recherche sur le gaz de schiste vient d'être relancé. 

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