La start-up française Airthium a réussi à concevoir une pompe à chaleur innovante dont la température peut atteindre 550°C. De quoi attiser la curiosité pour ceux qui s'intéressent aux avancées technologiques permettant de réduire l'empreinte carbone des processus industriels.
Airthium : une start-up engagée pour la décarbonation industrielle
Airthium, après un travail acharné de cinq ans, a réussi à lever trois millions d'euros pour créer un démonstrateur de son produit. D'ailleurs, McCain Food, une chaîne agroalimentaire très connue, a déjà manifesté son intérêt pour ce projet par la signature d'un accord pour l'installation d'un démonstrateur dans son usine de Béthune. Cette technologie pourrait ainsi révolutionner plusieurs processus industriels qui nécessitent d'importantes quantités de chaleur.
La technologie derrière la pompe à chaleur d’Airthium
La technologie mise en œuvre par Airthium pour sa pompe à chaleur s'inspire des principes des moteurs Stirling et du cycle thermodynamique d'Ericsson. Le système comprend deux cylindres : l'un chaud et l'autre froid. De l'hélium est en circulation entre les deux. Le changement de pression et de température du gaz génère de la chaleur. Airthium a également mis au point une technologie spécifique pour maintenir une température presque constante pendant les phases de compression.
Les autres applications de la technologie Airthium
La technologie innovante d'Airthium ne se limite pas à la décarbonation des sites industriels. En effet, elle pourrait être également utilisée pour le stockage de l'énergie. La pompe à chaleur, étant réversible, peut produire de l'électricité à partir de la chaleur. L'entreprise envisage d'ailleurs d'associer sa pompe à chaleur à une solution de stockage thermique afin d'établir une nouvelle forme de stockage d'énergie quotidien.
Le stockage à long terme et l’ammoniac liquide
Dans le cadre du stockage à long terme, Airthium a l'ambition d'utiliser sa pompe à chaleur pour produire de l'ammoniac liquide. Cet ammoniac liquide pourrait ensuite être brûlé pour produire de l'énergie. La start-up travaille d'ailleurs sur un brûleur sans flamme pour minimiser les émissions de particules fines liées à la combustion de l'ammoniac.
