La Pologne, souvent pointée du doigt pour ses importantes émissions de CO2, est déterminée à inverser la tendance. Son programme ambitieux vise à diversifier ses sources d'énergie en privilégiant le nucléaire et les énergies renouvelables.
Un lourd héritage de dépendance au charbon
Classée à l'avant-dernière position parmi les pays européens en termes d'émissions de CO2, la Pologne paie le prix de sa forte dépendance au charbon. En effet, plus de 60 % de son électricité est encore produite à partir de cette source d'énergie fortement émettrice de gaz à effet de serre.
Ambition nucléaire : le programme PEP40
Dans le but de diminuer ses émissions, la Pologne a initié le programme “PEP40”. Le plan prévoit la construction de 2 à 3 nouvelles centrales nucléaires d'ici l'année 2043. La première pierre de la centrale de Lubiatowo-Kopalino devrait être posée en 2026.
Il est à noter que la Pologne possède déjà une centrale nucléaire à Zarnowiec, qui est toutefois restée inachevée. Par ailleurs, le pays a annoncé la construction de 24 petits réacteurs modulaires (SMR) à partir de 2030.
Miser sur les énergies renouvelables
Egalement consciente de l'urgence climatique, la Pologne se tourne vers les énergies renouvelables et en particulier l'éolien en mer. La mer Baltique offre en effet un potentiel exceptionnel pour cette source d'énergie propre.
Trois projets éoliens en mer sont actuellement en cours de réalisation, notamment les parcs Baltica (3,5 GW), Baltic Power (1,2 GW) et les parcs MFW Baltyk I, II et III (3 GW). Une fois opérationnels, ces parcs éoliens pourront fournir de l'électricité verte à plus de 4 millions de ménages polonais.
Un vent d’éolien souffle sur la mer Baltique
La Pologne n'est pas le seul pays à voir le potentiel de la mer Baltique pour l'éolien offshore. Les pays riverains envisagent de multiplier par 7 leur capacité en éolien en mer d'ici 2030. Cette décision a été prise en réponse à la guerre en Ukraine et aux problèmes d'approvisionnement en gaz russe.
