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Gaz de schiste en France : Vermillon se positionne ?

Gaz de schiste  France  Essonne  Île-de-France

La firme canadienne spécialisée dans l'énergie via l'exploitation du pétrole est présente en France depuis quelques années déjà. Mais ce sont ses récentes acquisitions dans l'Essonne qui sont sujettes à contestation de la part des opposants au gaz de schiste en France.  

La société Vermillon est bien connue pour un être un opérateur du secteur de l'exploitation pétrolière au Canada. Elle bien connue en France également d'où elle puise plus de la moitié de sa production annuelle en Île-de-France principalement, dans les départements de l'Essonne et de la Seine-et-Marne.

Si son métier est celui d'un producteur de pétrole, sa spécialisation quant à elle est quelque peu singulière : racheter des gisements "matures". Par gisements "matures", il faut comprendre des forages ayant déjà été exploités en grande partie mais dont la compagnie canadienne espère bien encore tirer quelque profit.

Et ce sont ces gisements matures qui font des remous en Île-de-France. Car Vermillon a acheté il y a trois ans de cela quatre de ces gisements à Total. Cette opération intrigue voire inquiète les opposants au gaz de schiste en France car elle semble laisser entendre que le groupe se positionne d'ores et déjà sur ces infrastructures en attendant un éventuel voire probable changement de mentalité et de loi sur la question.

Un investissement pour l'avenir ?

Pour les associations et collectifs anti gaz de schiste de la région, l'opération de Vermillon est des plus claires : d'ici 2017 et l'éventuel changement de gouvernement et de Président, la France pourrait s'engager dans l'exploitation du gaz de schiste.

"Pourquoi des gens de Vermillon ont investi tant de millions en France pour des puits qui sont en fin de vie ?Ils vont investir 10 à 15 millions d'euros par an. Cela me paraît très bizarre" commente  Philippe Pascot, président du collectif "Non à l'huile et au gaz de schiste en Essonne".

De son côté, Vermillon se défend de tout positionnement dans ce sens et enfonce le clou de l'exploitation du pétrole, pas du gaz de schiste : "On n'aurait pas investi si on n'avaitt pas cru à un potentiel économique en Essonne. A un moment donné pour Total, cette activité est devenu trop petite compte tenu de leur taille. Donc nous on a repris ces actifs, on a fait notre propres hypothèses en sachant qu'il y a toujours du pétrole en Essonne."

Dix nouveaux puits seront ainsi forés. Pour certains, ce ne sont que des phases préparatoires pour le gaz de schiste car ces gisements sont épuisés. Pour d'autres, il s'agit de tirer le meilleur de puits qui ne seraient pas encore tout à fait obsolètes.

Pour autant, Vermillon est particulièrement connu en ce moment pour exploiter le gaz de schiste au Canada. Aussi, la question d'un éventuel voire probable investissement pour l'avenir en Essonne ne semble pas si hors-sujet. La société canadienne pourrait ainsi bénéficier d'une longueur d'avance sur la concurrence si la France se lançait dans l'activité.

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