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Gaz de schiste au Maroc, les défis à relever

gaz de schiste  Maroc

Tout juste lancé dans l'activité du gaz de schiste, le Maroc a cependant quelques défis majeurs à relever afin que le filon soit rentable et commercialement viable. Car si le pays dispose de réserves qui comptent parmi les plus importantes au monde, l'industrie se doit encore de s'organiser et de se professionnaliser.      

Comme l'indique la très officielle EIA soit la Energy Information Administration (agence indépendante de statistiques au sein du ministère de l'énergie des USA) le Maroc enferme une quantité des plus impressionnantes de gaz de schiste : 566 milliards de mètres cubes, pour environ 6% de l'offre totale de la zone MENA (Moyen Orient et Afrique du Nord). Pourtant, des défis de premier plan sont à relever, les analystes les plus pessimistes estimant même que la barre pourrait s'avérer être trop haute à franchir.

Le problème de la rareté de l'eau semble bien être en toute première position. La technique de la fracturation hydraulique - seule technique véritablement efficace à ce jour - nécessite d'employer des quantités gigantesques d'eau. Mais on sait le Royaume être en stress hydrique, aussi les compagnies énergétiques de forage et d'exploitation du gaz de schiste pourraient avoir du mal à s'approvisionner suffisamment dans un premier temps. Pour autant, si le Maroc parvient à s'adjoindre les services de puissants groupes pétro-gaziers aux fonds suffisants, le problème de l'eau devrait alors être rapidement résolu.

Au niveau des infrastructures, tout est à faire. Car le Royaume se lançant à peine dans l'aventure, rien n'est pour le moment véritablement prêt. Et les besoins en infrastructures sont à vrai dire nombreux : puits de forage, centre de traitement, infrastructures de transport.... Autant de projets coûteux qui nécessiteront un plan d'investissement ambitieux de la part du pays avec là encore la possibilité plus que probable de faire appel aux capitaux étrangers.  

Demande intérieure et exportations

Les sociétés étrangères qui s'installeront au Maroc avec des permis d'exploitation devront faire face à une demande intérieure peu dynamique et faire face également au prix particulièrement bas du gaz dans le pays. Des prix bas en raison de systèmes de subventions comme la caisse des compensation qui permettent de donner l'accès au gaz au plus grand nombre mais qui confrontera les investisseurs étrangers à un faible taux de rendement domestique.

Aussi, le marché export semble bine être le créneau commercial le plus porteur pour le pays. Mais là aussi, tout est à faire en termes d'infrastructures d'exportation permettant d'acheminer rapidement et efficacement le gaz extrait vers les marchés mondiaux.

Des défis à relever donc mais qui tiennent plus de la volonté commune du pouvoir politique et des compagnies étrangères qui exploiteront le gaz de schiste que d'une impossibilité de faire décoller le filon.

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