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La Tunisie avance sur le gaz de schiste

Gaz de schiste  Tunisie

Après avoir mené une première enquête sur la possible extraction du gaz de schiste enfoui dans le pays, la Tunisie passe à une phase d'études plus approfondies. Une solution qui lui permettrait de réduire sa facture énergétique tout en créant des emplois si le contexte environnementale le permet.    

En matière de gaz de schiste, la Tunisie avance doucement mais sûrement. En 2014, le pays avait fait réaliser une première série d'études sur la capacité d'extraction en gaz et également sur l'impact environnemental d'un possible démarrage des activités à grande échelle. Si les premières estimations du potentiel gazier du pays se sont montrées de prime abord plutôt encourageantes en termes de quantités et de niveau de rentabilité, l'étude environnementale est quant à elle restée dans les tiroirs.

C'est dans ce contexte que Héla Cheikhrouhou, la ministre des Mines, de l'Energie et des Energies renouvelables a fait savoir que le gouvernement venait de signer une convention avec un bureau d'études pour effectuer une enquête plus approfondie sur la question de l'impact environnemental de possibles forages de gaz de schiste.

Et l'enquête démarre en ce mois de janvier 2017 pour une durée de 18 mois. La ministre déclarant à cet égard : « J’espère qu’elle avancera dans les délais et qu’elle sera de la meilleure qualité possible. L’ultime but est de nous fournir les informations les plus fiables possibles sur les caractéristiques géologiques des bassins ciblés, dont celui de Ghedames au sud du pays et sur la faisabilité des futurs projets gaziers. L’étude stratégique doit nous informer sur les caractéristiques géologiques et sur les besoins en eau ». Une étude complète donc tant sur le potentiel des sous-sols tunisiens que sur l'impact environnemental de l'activité en termes de ressources en eau potable.

Dessaler l'eau de mer

 

Si la Tunisie s'engage à nouveau sur la question du gaz de schiste, c'est pour réduire d'une part sa facture énergétique et d'autre part créer des emplois directs et indirects. D'ailleurs, la ministre a d'ores et déjà fait savoir que le gouvernement avait intégré dans son budget 2017 une épaisse enveloppe équivalente à une trentaine de millions d'euros pour développer les infrastructures gazières dans le pays. Car la Tunisie compte bien développer le gaz comme énergie de choix, aussi la question posée par cette étude est de savoir si le pays devra en importer des quantités massives ou plutôt en produire localement. L'indépendance énergétique, la réduction de la facture énergétique et la création d'emplois sont autant de sujets centraux autour de cette étude.

Aussi, la Tunisie a d'ores et déjà prévu de ne pas taper dans ses réserves en eau potable pour mener à bien les opérations de fracturation hydraulique. Ni dans les nappes phréatiques utilisées pour la culture et qui pourraient par la même se trouver fortement polluées par les rejets en adjuvants chimiques issus des opérations de fracking. Le pays songe à une technique alternative en utilisant l'eau de mer via la création d'une unité de dessalement.

En attendant les résultats de l'étude, un puits pilote dans le sud du pays à Ghedhames pourrait très bientôt voir le jour. 

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