Actualités sur le gaz et de l'huile de schiste : prospection, exploitation, extraction par fracturation hydraulique...

Les défis environnementaux du gaz de schiste

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Les récentes levées de boucliers à l'encontre du gaz de schiste ont le mérite de pointer du doigt un aspect crucial de l'activité. Car si elle est indéniablement génératrice de retombées massives en termes de création d'emplois, d'indépendance énergétique et d'entrées de capitaux notamment, il n'en demeure pas moins vrai que la profession doit faire face à des défis environnementaux de taille afin de pérenniser le filon. Etat des lieux.    

La préservation de l'eau, son recyclage et la protection des nappes phréatiques figurent parmi les objectifs prioritaires des acteurs du gaz de schiste. Car l'extraction du gaz enfermé dans la roche mère nécessite d'une part l'utilisation de quantités importantes d'eau et peut faire peser d'autre part des risques en termes d'épanchement de produits chimiques dans les nappes phréatiques. Ces défis sont les deux grands risques environnementaux auxquels sont confrontés les professionnels du métier.

L'activité requiert de 10 000 mètres cubes à 20 000 mètres cubes d'eau par forage. D'aussi importantes quantités d'eau appellent à une plus grande sobriété dans son utilisation. Ce à quoi travaillent les principaux acteurs de la filière. C'est tout le sens des travaux de recherche actuels menés tant en Europe qu'aux Etats-Unis quant à la possibilité de recycler l'eau utilisée afin de la réinjecter de nouveau dans les puits, mettant ainsi en place une boucle d'alimentation en eau beaucoup plus économe qu'auparavant. Et les avancées techniques sur la question sont des plus encourageantes car des compagnies comme Total ont par exemple mis au point un procédé capable de traiter l'eau qui remonte du puits lors de l'extraction du gaz. Ainsi, les molécules d'hydrocarbures et autres sels et particules sont traités et éliminés, permettant à la firme de réutiliser près de 90% de l'eau préalablement injectée. Par ailleurs, de plus en plus de professionnels étudient sérieusement la possibilité d'utiliser de l'eau impropre à la consommation, évitant ainsi de ''taper" dans les réserves d'eau potable. Une eau qui pourrait être également traitée en vue de sa réutilisation.

Les nappes phréatiques et l'emploi d'additifs chimiques

Autre point majeur, la préservation des nappes phréatiques. Car le risque est un épanchement des produits chimiques dans les nappes phréatiques lorsqu'ils sont injectés dans la roche pour conserver la fracturation ouverte. Avec le risque sanitaire que cela laisse supposer. Afin de pallier cet autre risque majeur, les acteurs du gaz de schiste ont grandement travaillé à améliorer l'étanchéité de leurs puits. D'importants coffrages en bêton encerclent dorénavant efficacement les tubages enfouis sous terre.

Quant à la question des additifs chimiques employés, là encore d'importants progrès sont en cours et sur le point d'être matérialisés par l'arrivée de nouvelles solutions. Car afin de réduire le risque à son strict minimum, il sera bientôt l'usage d'avoir recours aux additifs utilisés dans l'industrie agroalimentaire, que l'on sait par nature inoffensifs tant sur l'environnement que sur les hommes.

Soucieuse de ces principaux défis, la profession a nettement améliorer son process de forage, réduisant l'impact environnemental de la fracturation hydraulique. Souhaitant aller même encore plus loin, le fracking devrait même bientôt être remplacé par de nouvelles techniques, qui seront encore plus respectueuses de l'eau, des nappes phréatiques, des sous-sols et donc des populations. 

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