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Le Canada impose des règles strictes sur la gestion des eaux usées par le fracking

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Le gouvernement du Nouveau-Brunswick vient d'interdire le rejet des eaux usées issues de la fracturation hydraulique. Les compagnies spécialisées sur l'exploitation du gaz de schiste devront présenter des solutions alternatives afin de remplir l'une des cinq conditions nécessaires à la levée du moratoire.    

Le Canada apparaît être un très bon exemple à suivre en raison de l'excellente façon dont le pays est en train de gérer la question de l'exploitation du gaz de schiste. Car au lieu d'interdire tout effort de recherche comme c'est encore le cas en France, les gouvernements provinciaux - Nouveau-Brunswick en tête - ont défini des règles strictes pour la levée du moratoire sur l'utilisation de la technique controversée qu'est la fracturation hydraulique. Les compagnies nationales et étrangères désireuses de lancer les opérations dans la province devront se plier aux exigences fixées par le gouvernement local, parmi lesquelles la mise en place de procédés visant à limiter voire à réduire à néant l'impact environnemental de la fracturation hydraulique. Loin d'être excluantes, ces conditions doivent permettre in fine aux acteurs du marché de mettre en place des best pratices qui garantissent un respect des nappes phréatiques et une préservation de l'environnement au sens plus large.

La dernière mesure annoncée par le ministre du développement de l'énergie et des ressources, Rick Doucet, va d'ailleurs dans ce sens. L'homme politique a ainsi fait savoir que les eaux usées issues du fracking ne pourront être traitées par les stations d'épurations municipales : «Les Néo-Brunswickois doivent savoir que nous n’allons pas rejeter dans les usines d’épurations financées avec leurs taxes les eaux usées de la fracturation hydraulique qui pourraient contaminer ou ruiner les systèmes», a déclaré l'homme politique. Rajoutant par ailleurs : «Nous voulons protéger l’environnement. Nous voulons protéger les infrastructures publiques».

Pas d'effet bloquant pour les entreprises du gaz de schiste

Peut-on voir à travers cette nouvelle interdiction une manière déguisée d'empêcher toute future exploitation du gaz de schiste dans la province ? Non, car il s'agit pour le gouvernement local d'édicter des règles strictes et pour les compagnies de travailler à trouver des solutions alternatives :  "L’industrie va devoir présenter d’autres options qui devront aussi respecter les autres règlements provinciaux... C’est bon pour l’industrie de savoir à l’avance exactement ce qui n’est pas sur la table. C’est une clarification". D'autant que l'homme politique a rappelé que la plus grande compagnie énergétique qui attend d'avoir le feu vert pour lancer les opérations d'extraction du gaz de schiste planchait justement sur la mise au point imminente de solutions performantes de traitement des eaux usées. D'ici quelques semaines ou quelques mois, elle devrait ainsi présenter son plan B au gouvernement local.

Les choses semblent ainsi aller dans le bon sens au Canada. Les associations de protection de l'environnement sont satisfaites de voir s'établir des conditions sévères quant à l'exploitation du gaz de schiste, et d'une manière plus générale la profession intègre ce souci du respect de l'environnement dans son cœur de métier. Un exemple à suivre par la plupart des pays dans lesquels la question du gaz de schiste et de la fracturation hydraulique reste très épineuse voire même houleuse. 

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