Actualités sur le gaz et de l'huile de schiste : prospection, exploitation, extraction par fracturation hydraulique...

Maud Fontenoy réitère son intérêt pour le gaz de schiste français

gaz de schiste  France  Maud Fontenoy

Dans une récente interview accordée à la télévision, Maud Fontenoy revient sur le gaz de schiste français et souhaite que le pays rouvre le débat.    

En juillet dernier, Maud Fontenoy appelait de ses vœux à une recherche sérieuse sur la possibilité de mettre aux points des techniques alternatives à la fracturation hydraulique en vue de lancer le filon du gaz de schiste en France. Pour elle, l'idée est d'initier l'activité en s'appuyant sur "des techniques non polluantes" car "on ne veut pas de la fracturation hydraulique", rappelle la porte-parole de l'UNESCO très engagée par ailleurs dans la protection de l'environnement. Elle avouait même "ne pas comprendre comment on peut arrêter la recherche en France".

Quelques mois plus tard à peine, l'ancienne navigatrice renfonce un peu plus le clou en déclarant que "le gaz de schiste, c'est du gaz naturel. Il y a une hypocrisie parce que ce gaz (naturel), on l’importe à 98% principalement de Russie et d’Algérie alors qu’il est de schiste… d’ailleurs on ne se pose pas la question dans quelles conditions environnementales il a été extrait. […] Aujourd’hui, l’urgence est d’arrêter le pétrole et le charbon. […] Les Etats-Unis, c’est le seul pays au monde qui a diminué de près de 400 millions de tonnes leurs émissions de CO2 pour revenir à des taux d’il y a vingt-deux ans en arrière.». En clair : en important du gaz la France importe déjà du gaz de schiste et les récents accords conclus entre Engie et Cheniere, compagnie gazière américaine, vont dans ce sens également. Deuxième point fort de ses déclarations : le gaz naturel permettra de se passer du charbon, bien plus polluant et bien plus nocif pour les populations.

Il est temps d'entrer dans la course

Dans de nombreux pays, le gaz de schiste est déjà exploité ou est en phase de l'être : Etats-Unis, Canada, Argentine, Chine, Pologne, Angleterre, Danemark...la liste est encore plus longue. Des pays où pour le moment la fracturation hydraulique n'est certes pas encore remplacée mais dans lesquels des techniques de recyclage de l'eau utilisée ou des travaux d'étanchéité accrue des puits permettent de parer aux mauvaises retombées écologiques de l'activité.

D'autant que la France figure parmi les pays européens les plus prometteurs en termes de ressources de gaz schiste : 100 milliards d'euros de recettes, plus de 220 000 emplois créés et des décennies de réserves (prix de l'énergie en baisse, meilleure rentabilité des activités industrielles...).

Pour Maud Fontenoy et pour d'autres, il est donc temps d'entrer dans la course. Ne serait-ce que dans la course à l'innovation qui permettra de concilier défenseurs de l'environnement et professionnels du secteur de l'énergie. 

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