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L'Algérie doit accélérer sur l'exploration du gaz de schiste

gaz de schiste  Algérie

En marge du 3ième colloque international sur la géologie du Sahara dans le sud de l'Algérie, le professeur Benzagouta d'Arabie Saoudite est venu soutenir l'activité du gaz de schiste dans le pays. Car selon lui, il n'y a pas eu assez d'efforts en termes d'exploration et le fracking pourrait être remplacé par une autre technique d'extraction.      

"C'est aux scientifiques de résoudre les problèmes d'engineering en matière d'exploration du gaz de schiste en Algérie, mais commençons à travailler immédiatement". Le professeur Benzagouta, professeur associé de l'Engineering College de l'université du roi Saoud de Ryad en Arabie Saoudite est entré dans le vif du sujet à propos du filon du gaz de schiste, en appelant de ses vœux à une mobilisation nationale des principaux acteurs. D'autant que du point de vue du potentiel, tous les voyants semblent bien être au vert : l'Algérie dispose de bassins sédimentaires s'étendant sur 1,5 millions de km² pour des poches enfouies en moyenne à 3 000 m de profondeur dans la majorité des cas. Une situation géologique qui couplée à des roches jugées très riches en substances organiques laissent entrevoir de conséquentes et qualitatives réserves de gaz de schiste.

Un retard à rattraper

Seulement, pour parvenir à bénéficier du plein potentiel gazier des sous-sols du pays, le professeur Benzagouta rappelle que deux premiers défis doivent être relevés avant toute chose : intensifier les travaux d'exploration et combler simultanément le retard technologique en la matière. Car lorsque la plupart des pays explorent leur potentiel gazier à raison de 95 puits/10 000 km² l'Algérie pour sa part reste cantonné à 7 puits/10 000 km² à peine. Un bien maigre effort donc qui vient en addition à une lacune en termes de technologies d'exploration puisque les réserves du pays a été estimées en 1970 avec des techniques devenues obsolètes sinon très faiblement performantes en comparaison avec les technologies actuelles.

En parallèle, Benzagouta observe une position conciliatrice vis-à-vis des "pros" et "anti" gaz de schiste. Car la fracturation hydraulique reste bien le principal problème à résoudre pour éviter tout risque sur l'environnement. A ce titre, il reconnaît d'une part la nocivité des produits chimiques employés dans la technique et propose d'autre part de privilégier la fracturation thermique cette fois en substitution au fracking. Une position sage qui pourrait apaiser les tensions dans le pays. Mais pour cela de réelles avancées techniques devront être faites.

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