Actualités sur le gaz et de l'huile de schiste : prospection, exploitation, extraction par fracturation hydraulique...

Plusieurs voix se prononcent à nouveau en faveur du gaz de schiste en France et en Europe

Gaz de schiste  France

Commissaire européen à l'énergie, expert français des matières premières ou encore femme politique se prononcent une nouvelle fois pour le développement du gaz de schiste en France comme en Europe. Avec des arguments aussi différents que complémentaires.    

Revoilà Maud Fontenoy dans les médias. L'ancienne navigatrice devenue femme politique s'était régulièrement prononcée en faveur de l'exploitation du gaz de schiste en France, pays qui renferme les réserves parmi les plus prometteuses d'Europe. Une prise de position qui lui avait valu une nuée de critiques et qui l'ont forcé à se mettre quelque peu en retrait sur la question. Mais à l'occasion de la sortie de son dernier livre, la femme engagée dans la protection de l'environnement a rappelé dans les médias l'hypocrisie de la société française sur le sujet. Car du gaz de schiste, nous en consommons déjà tous les jours via les importations en provenance des USA. Mais du gaz de schiste dont nous ne pouvons pas contrôler la qualité d'extraction, et dont nous ne pouvons nous assurer que les précautions de base quant à la protection de l'environnement sont belle et bien mises en œuvre. Aussi, la femme politique plaide pour une recherche active de la communauté scientifique française sur des réelles solutions alternatives à l'emploi de la fracturation hydraulique, technique contre laquelle elle s'oppose. Tout n'est qu'une question de volonté publique et politique, pour dégager des budgets permettant de lancer des travaux de recherche sur des solutions techniques d'extraction du gaz de schiste en France tout en préservant l'environnement, les nappes phréatiques en tête. Des dizaines d'années d'autosuffisance énergétique sont à la clé, des centaines de milliards d'euros de recettes sont escomptées et plusieurs centaines de milliers d'emplois directs et indirects en découleraient.

Chalmin et Canete au créneau également

Philippe Chalmin, professeur à l'Université Paris Dauphine et spécialiste des questions de l'énergie et des matières première, plaide également en faveur d'une utilisation du gaz de schiste. Car afin de respecter les engagements pris par la France sur la question de la Transition énergétique, le gaz naturel est un élément clé à prendre en compte. Le laisser de côté ouvrirait la porte à une utilisation plus intense du charbon, bien plus polluant. Fermer la porte à la consommation de gaz de schiste serait ainsi une erreur, du moins sur le court et moyen terme. L'universitaire estime même que la France doit ainsi "se reposer la question du gaz de schiste".  La question de la recherche.

Au niveau européen également, le gaz de schiste revient sur les devants de la scène. Miguel Arias Canete, commissaire européen à l'énergie, vient d'accorder le feu vert de l'UE à davantage d'importation de gaz de schiste américain. Car pour l'homme politique, une crise énergétique peut tout à fait se dessiner pour les pays membres de l'UE, et ne activer différents réseaux de fournisseurs serait une grave erreur stratégique. Le commissaire européen a approuvé une hausse du niveau des importations de GNL, et donc de gaz de schiste US. 

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